octobre 2009

L’IE dans le Guide pratique du chef d’entreprise

La nouvelle édition de « Gestion de la PME » vient d’arriver ! Publié chaque année par Audecia et Price Waterhouse Coopers, ce guide accompagne les dirigeants et les aide à trouver des réponses aux questions du quotidien.

L’Intelligence Economique fait désormais partie des thématiques abordées, pour l’intérêt qu’elle présente pour les dirigeants : aide à la décision, meilleure connaissance de son environnement, veille, sensibilisation aux risques liés à la gestion de l’information, maîtrise de l’image de l’entreprise

Réjouissons-nous de cette évolution : l’IE a trop longtemps été envisagée comme réservée aux grands groupes, et ne concernant pas les PME ! Désormais, on sait que c’est un outil performant, et plus adapté que jamais, en raison des incertitudes et des modifications de marché liées à la crise.

Twitter va gazouiller en français !

Info du jour donnée par 01net.com : twitter vient d’annoncer la prochainetwitter traduction de son réseau social en plusieurs langues, dont le français.

Nous allons pouvoir bientôt tous « gazouiller » !

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L’évolution des réseaux sociaux

réseaux sociaux

L’évolution du comportement des consommateurs révèle combien l’influence des réseaux sociaux a fortement augmenté depuis quelques mois, et ce phénomène va s’accélérer. En conséquences, les métiers du marketing digital vont se ré-organiser autour du SIM*, les influenceurs vont gagner à la fois en visibilité et en influence et les marques qui ne participeront pas vont perdre le contrôle de leur message.

Les réseaux sociaux vont donc se renforcer, s’amplifier et faire naître de nouvelles opportunités, ce qui entraînera une implication beaucoup plus importante des collaborateurs dans les campagnes, mais aussi la nécessité à la fois d’être sur les réseaux et d’y maîtriser son image.

Nous allons donc vous présenter les principaux réseaux sociaux, ceux sur lesquels vous devez aujourd’hui être présents pour développer votre entreprise, et nous allons vous expliquer comment les utiliser dans une série d’articles.

Mais avant d’aller plus loin, il vous faut commencer par vous poser les bonnes questions, parce que si vous n’y répondez pas vous allez perdre votre temps au lieu d’avancer.

Avant de vous engager dans une conquête des réseaux sociaux, il vous faut :

1. Bien identifier vos objectifs : pourquoi venir sur un réseau social ? qu’est-ce que vous souhaitez y trouver ? quel est votre but ?

Il n’y a pas une réponse unique à cette question. Vous pouvez par exemple vouloir trouver de nouveaux clients ou fournisseurs, rechercher un nouvel emploi, retrouver d’anciens camarades de promotion, etc…

2. Choisir le bon réseau social : parmi les nombreux réseaux sociaux qui existent, vous en trouverez qui sont dédiés au monde professionnel, d’autres à des échanges personnels, d’autres qui vous permettent de gérer de la vidéo et du texte, d’autres des sortes de SMS,…

3. Mettre la priorité sur un ou deux réseaux et les consulter au minimum tous les jours.

Rien ne sert d’ouvrir 10 comptes si vous ne vous y rendez pas quotidiennement, car vous perdrez alors en crédibilité !

4. Définir vos cadres et vos champs d’action pour contrôler la diffusion de vos informations.

Définissez clairement une personne qui aura la charge de faire vivre votre image sur les réseaux et prenez du temps pour lui expliquer les informations qui pourront y figurer et celles qu’il ne faudra absolument pas diffuser (n’oubliez pas que le web a de la mémoire, et ce n’est pas parce que vous supprimerez à postériori un article qu’il ne restera pas en mémoire sur les moteurs de recherche… !)

5. Enfin apprenez cette règle par cœur :  SUR INTERNET, IL FAUT SAVOIR DONNER POUR RECEVOIR !

Maintenant que vous avez défini vos cadres et votre stratégie, nous allons vous expliquer comment utiliser les principaux réseaux sociaux que sont :

viadeo-small twitter_follow-mefacebook

* Le SIM, système d’information mercatique, est un ensemble organisé de sources et de méthodes de recherche et de traitementdes informations sur le marché, la concurrence et l’environnement

« TWITTER négocie avec GOOGLE et MICROSOFT »

twitter

Voici le titre d’un article qui vient d’être publié sur le blog Abondance Actualité. Si la rumeur s’avère fondée, si Google et Microsoft peuvent exploiter à loisir les  flux de données de Twitter, alors plus que jamais il va falloir rester extrêmement vigilant à son e-réputation !

Car dans la réalité qu’est-ce que cela va engendrer ?

Twitter génère aujourd’hui des millions de twits par jour. Les twits sont des mini-messages postés par les utilisateurs de twitter dans le but de faire passer de l’information et de générer des réactions.

Aujourd’hui il y a plus d’1 millions de personnes qui utilisent TWITTER à travers le monde, et rien qu’en France on trouve plus de 21 000 utilisateurs !

Si demain les twits se retrouvent indexés sur Google, alors il est indispensable pour toute entreprise, pour tout chef d’entreprise, pour toute personne gérant un blog, pour tout particulier d’assurer une veille quotidienne de ce qui se dit sur soi sur la toile, car une rumeur ou une mauvaise information pourrait se répandre en temps réel comme une trainée de poudre…

Comment protéger sa réputation sur Internet ?

e-reputation

Comment une rumeur sur Internet peut vous faire perdre des parts de marché ?

L’avènement d’Internet et des outils participatifs du web 2.0 tels que les blogs et les forums de discussion ont ouvert des possibilités infinies pour se débarrasser d’un concurrent ou se venger d’un employeur.

Aujourd’hui il est en effet à la porté de n’importe quelle personne mal intentionnée de faire courir une rumeur qui va se répandre sur la toile comme un feu de poudre, et les premières cibles de ces machinations sont la plupart du temps les petites entreprises ou leur dirigeant.

Mathieu Lahierre décrit particulièrement bien la manière dont se met en place la machination sur Internet : elle apparait tout d’abord sur des forums de discussion, sur des blogs et autres sites de comparaison où tout internaute peut donner son avis sous couvert d’anonymat. D’abord latente, il suffit qu’un tiers reprenne l’information sans en vérifier ni la source ni les fondements pour que la bulle explose et que la rumeur se trouve suffisamment attachée à l’entreprise ou au dirigeant qu’elle attaque pour apparaitre dans les moteurs de recherche.

Alors le mal est fait : si en tapant le nom de votre entreprise ou de son dirigeant vous tombez dans les premières requêtes sur des articles dénonçant la mauvaise qualité d’un de vos produits ou votre propre tyrannie, il vous faudra dépenser énormément d’énergie pour arriver à contrer ces allégations diffamatoires. Et comble de l’injustice, plus vous vous battrez pour dénoncer ces mensonges, plus vous vous discréditerez aux yeux des lecteurs : c’est la perversion manichéenne de la rumeur, celui qui en est la cible ne peut pas se défendre au risque de s’enfoncer encore plus…

Mais qui peut en être la cible ?

VOUS, chef d’entreprise de type PME ou PMI, et même VOUS qui gérez une TPE ou une entreprise de services. Vous êtes en effet une proie facile pour un concurrent mal intentionné ou un ancien salarié rancunier, car vous passez le plus clair de votre énergie au développement de votre structure sans prendre le temps d’être vigilant à ce qui se dit sur vous sur Internet.

Et quand par malheur vous vous rendez compte qu’en tapant votre nom ou celui de votre entreprise sur Google un nombre considérable de sites internet contiennent des discussions critiques dont vous êtes la cible, il est souvent beaucoup trop tard pour entamer une action rapide et efficace.

Que faire alors ?

Tout simplement être vigilant en mettant en place une veille des « signaux faibles ». Les signaux faibles sont les premières alertes négatives qui apparaissent sur Internet au détour de discussions. Plus vite vous verrez apparaitre les premières traces d’une rumeur, plus facile sera la stratégie d’offensive à mettre en place pour vous protéger.

Pour cela vous avez plusieurs possibilités. Voici deux outils principaux :

  • Utiliser des outils simples comme les alertes Google : entrez en mot-clé le nom de votre entreprise et votre propre nom, et à chaque fois qu’un internaute les utilisera vous serez alertés et vous pourrez vérifier que ce n’est pas à mauvais escient,
  • Gérer sa propre tribu et mettre en place une politique de « community management ».

Se faire accompagner pour mieux se protéger

Toutefois il se peut que vous n’ayez ni le temps ni les compétences en interne pour mener à bien ce travail. L’équipe de THEMIS NETWORK peut alors vous aider à mettre en place les bons outils de veille pour rester vigilant et à organiser une réaction rapide et efficace en cas d’apparition de rumeurs visant à vous déstabiliser.

N’attendez pas de devoir utiliser de gros moyens pour assurer votre défense, restez vigilant à votre e-réputation.

Un excellent article !

Du non moins excellent Authueil, sur les pôles de compétitivité.

Un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, bientôt.

En quoi l’Intelligence économique est stratégique pour les entreprises ?

img_intelligence

Les entreprises ont toujours cherché à savoir qui étaient leurs concurrents et ce qu’ils faisaient.

Mais la capacité à mettre en œuvre des moyens, techniques et humains, pour y parvenir, de manière organisée et légale, est bien plus récente. Si, aux USA, la notion est définie dès 1967 (H.Wilensky), on ne commence à parler d’intelligence économique en France qu’en 1994, dans un rapport du Commissariat Général du Plan, cosigné par 4 économistes, stratèges et chercheurs (Clerc, Levet, Baumard et Harbulot). On y évoque la nécessité de mettre en place des stratégies et des outils au service des entreprises françaises,  pour les aider à conquérir et se positionner sur les marchés étrangers.

Basée sur des méthodes et des savoir-faire issus du monde du renseignement, ce qui lui vaudra longtemps une réputation sulfureuse, l’intelligence économique doit être considérée aujourd’hui comme un outil majeur d’aide à la décision pour les dirigeants.

La complexification de l’environnement, la globalisation, les incertitudes quant à l’évolution des filières et des marchés, l’hyper-concurrence, la rapidité de l’innovation et la très grande fluidité de l’information, directement liée à la puissance d’Internet, ont créé un univers dans lequel les responsables d’entreprises ou d’organisations peinent aujourd’hui à se repérer, et à fixer des caps.

L’intelligence économique permet d’appréhender cet environnement complexe, en proposant des outils à la fois méthodologiques et techniques :

- Méthodologiques : on retrouve ici la filiation avec le monde du renseignement, dans la mesure où le système de pensée repose largement sur le « cycle du renseignement », à savoir :

  1. expression des besoins en information
  2. collecte des données brutes
  3. analyse de ces données pour créer de l’information à valeur ajoutée
  4. diffusion de cette information auprès des décideurs

En fonction des différents éléments ci-dessus, on pourra définir un plan de travail, qui organisera les différentes tâches pour parvenir à l’objectif.

- Techniques : l’essentiel des données qui permettront la création d’une information riche de sens sont accessibles et disponibles à qui sait chercher. Internet est bien évidemment un élément fondamental, qui doit être parfaitement maîtrisé.

On considère que l’IE recouvre les fonctions suivantes :

  • Recherche et recueil des informations et des connaissances clés
    • Veille ;
    • Recherche documentaire ;
    • Investigation (sources humaines).
  • Traitement et interprétation des données recueillies
    • Entretien des bases de données et de savoirs ;
    • Administration de données ;
    • Analyse ;
    • Synthèse (construction de schémas interprétatifs et de modèles mentaux).
  • Formulation des raisonnements stratégiques
    • Stratégie d’innovation ;
    • Conduite de projets ;
    • Anticipation et maîtrise des risques ;
    • Évaluation des effets des décisions à prendre.
  • Mise en œuvre des actions et animation des réseaux
    • Animation de réseaux d’influence;
    • Déploiement préventif ou curatif des actions offensives ou défensives ;
    • Communication sur les valeurs.
  • Évaluation des effets et mutualisation des pratiques
    • Étude d’impact ;
    • Rétroveille sur les processus ;
    • Échanges de pratiques et de savoirs ;
    • Audit d’intelligence économique, auto-évaluation.